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Politique

Quelques notions

L’Equateur est un Etat unitaire, plurinational et laïc. Le pays est découpé en 24 départements (provincias). Le fonctionnement administratif du pays reste fortement centralisé malgré un processus de décentralisation  débuté en 1998.

Après dix années d’instabilité politique, marquées par la destitution de trois présidents de la République (A.Bucaram, 1997 ; J.Mahuad, 2000 ; L.Gutierrez, 2005), l’actuel président de la République, Rafael Correa, a été élu pour la première fois en 2006 afin de rétablir une stabilité institutionnelle dans le pays (législative et juridique).

Leader de la révolution citoyenne qui a conduit à la destitution de président Gutierrez en 2005, Correa a engagé le pays dans une refonte des institutions. Son premier mandat s’est achevé avec la promulgation d’une nouvelle Constitution suite à laquelle il a été réélu en 2009.

Désormais, le président est élu pour quatre ans et il peut candidater à une réélection.

La Constitution encourage une relance du processus pour soutenir une nouvelle organisation de l’Etat sur la base d’une gestion décentralisée. Le rétablissement d’une représentation nationale des élus était une priorité de Correa afin de réduire les divisions politiques régionales et la fragmentation des partis politiques.

La crise politique qu'a connu le pays s'était accompagnée d’une crise économique. En 2000, l’Equateur a été dollarisé suite à une vague inflationniste sans précédent qui a valu la destitution de président Jamil Mahuad en 2000.

Le pays a connu en quelques années les taux de migration les plus importants d’Amérique du sud.  Face à cette configuration démographique, la nouvelle Constitution a ouvert le droit de vote aux migrants équatoriens pour les élections nationales.

Dépendante des cours du dollar et du pétrole, l’économie équatorienne a récupéré jusqu’en 2008, mais le gouvernement a désormais une marge de manœuvre réduite pour conduire les réformes sectorielles dont celle de l’éducation, projet prioritaire du gouvernement (escuelas del milenario)

Pour plus d'informations politiques sur l’Amérique latine : www.opalc.org

 

Ce qu'en dit un Equatorien

Rafaël Correa, a promis une "révolution citoyenne" pour rendre aux institutions leur crédibilité et en finir avec la "mafia des partis".

Convaincu que seule une Assemblée constituante peut refonder les institutions, M. Correa a choisi de ne pas présenter de candidats aux législatives. L'épreuve de force avec un Congrès dominé par l'opposition s'annonce difficile.

Correa prend la tête du plus instable des pays latino-américains. Aucun des trois derniers chefs d'Etat élus n'y a fini son mandat.

M. Correa ne ménage pas ses critiques contre les politiques mises en place depuis vingt ans, sous la houlette de Washington et des organismes financiers internationaux. "A croire les bureaucrates du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, les mesures qui favorisent le capital sont des mesures techniques, les politiques qui tentent d'améliorer la situation des gens sont des politiques populistes !", s'insurge-t-il.

De même, il critique les privatisations, l'autonomie accordée à la banque centrale et le remplacement de la monnaie équatorienne par le dollar, qu'il juge à court terme irréversible. "A la différence des néolibéraux, je suis convaincu que le marché est un grand serviteur mais un très mauvais maître, dit-il. L'Etat assumera désormais un rôle croissant dans l'économie et le développement."

Le nouveau président n'exclut pas un moratoire sur la dette extérieure, "si la situation économique l'exigeait". Il n'en faut pas plus pour effrayer les marchés. "Faites savoir à Moody's (qui, le 8 janvier, a revu à la baisse la note des bons équatoriens) et aux spéculateurs financiers que leur satané "risque- pays" m'importe peu, lance-t-il. Le seul "risque-pays" qui m'inquiète, c'est celui que la pauvreté fait courir aux enfants obligés de travailler et à nos compatriotes obligés d'émigrer pour survivre."

Pour M. Correa, l'actuel modèle de développement est "à terme insoutenable", car il repose sur l'exportation de la main-d'oeuvre et l'extraction d'une ressource non renouvelable.

Conscient des difficultés qui l'attendent, M. Correa compte sur "un environnement régional favorable". Entre la gauche réformiste au pouvoir au Brésil et au Chili et les gouvernements plus radicaux du Venezuela ou de la Bolivie, "les convergences sont plus importantes que les différences de style", juge-t-il.

Face à Washington, M. Correa affiche la couleur : non au traité de libre-échange négocié par son prédécesseur, non à la base américaine de Manta à la frontière avec la Colombie. En 2009, l'accord en vigueur ne sera pas renouvelé et les militaires américains devront partir. Rafael Correa se montre confiant. "Si les Etats-Unis continuent de respecter les décisions souveraines de l'Equateur, tout se passera très bien", assure-t-il.» [1]

Pour en savoir plus

Sur l'histoire de l'Equateur

Sur le gouvernement équatorien

La politique intérieure équatorienne vue depuis la France

La politique extérieure équatorienne vue depuis la France

Sur la politique de l'Equateur

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[1] Le Monde - Janvier 2007